vendredi 11 janvier 2013

Quand le maire de Valence oublie 
Nicolas Daragon chef de ville de
l'opposition municipale.
son devoir de laïcité
A quoi pouvait donc bien penser le maire socialiste de Valence, Alain Maurice, en adressant ses voeux à la communauté musulmane de sa ville ? En tout cas, pas au principe de laïcité qui prévaut en ce genre de circonstance. Dans la lettre qu'il adresse aux pratiquants du culte musulman, il n'hésite pas à parler "des vertus de l'Islam, votre belle religion" et déclare que "seuls les coeurs apaisés par l'abandon confiant à Dieu connaissent le bonheur". Des propos qui ont profondément choqué les élus de l'opposition municipale qui voient là un exercice déplacé. Pour leur chef de file, Nicolas Daragon (UMP)  ces propos sont "inacceptables au regard des principes de la République et de la laïcité" et n'hésite pas à parler de "discours communautariste". Au journaliste de l'AFP, Nicolas Daragon a également indiqué "que sur la forme comme sur le fond, le document du maire nie le principe de laïcité et n'est que du clientèlisme de mauvaise facture". Et d'ajouter "ce genre d'écrit n'a rien à faire sur un courrier à en-tête de la République qui ne connaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". Enfin il s'interroge sur "la nature du fichier des courriels utilisé par le maire pour adresser ces voeux, rappelant que la loi proscrit les fichiers ethniques et religieux".
Le courrier envoyé à la communauté musulmane qui
a choqué élus de gauche comme de droite. 
Des propos dont se désolidarisent également certains élus de sa majorité dont un de ses adjoints, Gérard Bouchet, qui a fait savoir que ces voeux témoignaient "d'une profonde ignorance des règles de stricte neutralité en matière religieuse qui s'impose dans un Etat laïque, à tout élu républicain".
De son côté, le premier magistrat de la ville dénonce une basse manoeuvre de l'opposition, là où lui ne voyait qu'un message de paix et de fraternité.
Mais n'aurait-il pas pousser le bouchon un peu loin en allant jusqu'à formuler ses voeux en arabe "as salâmu Alaykum wa Rahmatullâhi"* ?
Peut-être qu'aussi républicain et laïc soit-il, espère-t-il ainsi que les cieux lui seront cléments à un an des municipales. C'est bien connu, il vaut mieux se fier à Dieu qu'à ses saints, à moins que ce ne soit le contraire ?  
*que la paix et le salut d'Allah soient avec vous




dimanche 23 décembre 2012

Mgr Giraud, évêque de Soissons originaire de  
Tournon en Ardèche (crédit photo : Google).





@mgrgiraud : de l'Ardèche à Rome
en passant par Twitter
Mgr Hervé Giraud, avant d'être évêque de Soissons était prêtre en Ardèche. Originaire de Tournon-sur-Rhône, cet homme d'Eglise a aussi la particularité d'être un homme branché Internet. Féru de nouvelles technologies, les réseaux sociaux n'ont point de secret pour lui, au point de lancer un compte Twitter (@mgrgiraud) sur lequel il écrit des "twittomélies". La parole de Dieu en 140 signes maxi il fallait oser !
Le Courrier Picard lui consacre aujourd'hui (23/12/12) un article dans lequel on apprend qu'il vient d'offrir au Pape un livre où il a consigné ses 700 premières twittomélies sachant que Benoît XVI allait ouvrir son propre compte Twitter (@pontifex_fr).
Les voix du Seigneur sont peut-être impénétrables en tout cas elles cheminent très bien sur les réseaux sociaux. Et Mgr Giraud de souligner dans cet article que "Twitter est important pour le partage, la réflexion, la solidarité et même l'humour".
Comme quoi on peut gazouiller au nom de toutes les chapelles.

samedi 15 décembre 2012

Christian Grangis, secrétaire départemental
du FN en Ardèche, conseiller régional
dit son mouvement en ordre de bataille
pour les municipales de 2014.
Le FN à l'assaut des grandes villes ardéchoises
Christian Grangis, le secrétaire départemental du FN en Ardèche le dit haut et fort, son parti est en ordre de bataille pour les municipales. "Jusqu'à maintenant Jean-Marie Le Pen s'attaquait aux grands scrutins, avec Marine, on s'attaque aux fondations pour construire de manière solide. Nous avons donc mis un responsable par canton pour identifier les cadres qui porteront les listes aux municipales. Pour l'instant nous avons l'intention de nous présenter sur les villes d'Aubenas, Privas, Le Teil, Tournon, Saint-Péray, Annonay, Saint-Agrève. Plus quelques petites communes où les listes seront portées par des candidats en leur nom propre". Et même s'il n'en est pas question du côté de l'UMP, Christian Grangis se dit "ouvert à toute alliance. A l'UMP, ils ont le même langage que nous, ils sont même voire plus excessifs parfois, donc l'ouverture c'est possible avec le rassemblement Bleu Marine". Avec plus d'un an d'avance, le FN  ne veut pas manquer le rendez-vous de ces élections municipales. "Nous allons d'ailleurs envoyer un questionnaire aux habitants des communes où nous allons nous présenter afin de mieux connaître leurs doléances et c'est à partir de leurs réponses que nous construirons un programme".
Avec 700 adhérents* en Ardèche, le FN n'a pas l'intention de faire de la figuration aux côtés des deux autres forces politiques ardéchoises.
*chiffres annoncés par le parti lui-même

jeudi 13 décembre 2012

Quid du groupe du PRG
et apparentés à l'assemblée
régionale ? 
Le groupe Radical de gauche en quête d'un nouvel élu
C'est la dernière fois que Thierry Braillard (PRG), conseiller régional Rhône-Alpes siègera en tant que tel. Il vient effectivement de démissionner de son mandat, atteint par le cumul des mandats. Elu aux dernières élections législatives, en juin dernier, il a toutefois attendu que le recours déposé à son encontre par son rival Philippe Meirieu (EELV) soit rejeté pour pouvoir le faire. Son départ pose cependant un problème à son groupe politique, le Parti radical de gauche et apparentés, qui en perdant un élu perd sa notion de groupe. En effet, dans les statuts de l'assemblée régionale, un groupe est constitué à partir de cinq élus. Composé jusqu'à aujourd'hui de Thierry Braillard, Sarah Boukaala, Catherine Pidoux, Gérard Perrissin-Fabert, André Friedenberg, les voilà obligés aujourd'hui de rechercher un 5e homme (ou femme). Et où aller le (la) chercher sinon dans le groupe majoritaire ? Mais à force de voir des élus partir, le groupe majoritaire PS et apparentés se réduit comme peau de chagrin. Avec 47 élus aujourd'hui ils restent toutefois devant mais pas très loin devant le groupe de l'opposition UDC et apparentés qui compte 40 conseillers, les écolos 37, le FN 15, le FDG 10, le PRG 5 et les non inscrits de l'extrême droite 2.
Reste à savoir maintenant qui des 4 apparentés du groupe majoritaire voudra rejoindre le groupe PRG et apparentés pour lui sauver sa tête. Dans les travées les noms de Philippe Lacondemine, élu du Rhône courrait beaucoup mais il semblerait que celui-ci ne soit pas intéressé outre mesure. Reste les noms  de l'Ardéchoise Valérie Malavieille, de l'élu du Rhône Gwendal Peizerat et de David Smetanine en Isère pour pouvoir encore rejoindre les rangs du PRG. Sans ce transfert, le groupe PRG se verrait donc dissous, une solution évidemment pas envisageable à moins que les statuts changent et redéfinissent le nombre d'élus pour la constitution d'un groupe à 4. Là encore cette mesure ne semble pas à l'ordre du jour. Aujourd'hui le grincement de dents se fait entendre de part et d'autre des deux groupes. Le PRG rappelant à sa majorité qu'il ne serait rien de tout ça, si elle avait respecté son accord de groupes en début de mandature en octroyant dès le départ 6 élus. Le PS voyant son groupe diminuer dangereusement. Le mercato est ouvert.
Les arts premiers décentralisés
Les arts premiers du musée du Quai
Branly bientôt exposés au château
de Vogüé en Ardèche. 
C'est une première en Ardèche, une exposition du musée du quai Branly à Paris, musée spécialisé dans les arts premiers, serait délocalisée au château de Vogüé dans le sud du département courant de l'année prochaine. Une exposition qui pourrait donner un coup de pouce supplémentaire au dossier de la Grotte Chauvet en lice actuellement pour être retenu et donc inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est l'Etat français qui devrait décider dans les prochaines semaines de sa candidature ou pas pour représenter la France. Il est en compétition avec d'autres dossiers français tels que les région viticoles Bourgogne, Champagne... 
Après Metz-Pompidou, Lens-Le Louvre, voici le temps de la culture pour tous. 

lundi 19 novembre 2012

Elections au PS : une formalité 
Philippe Finiels reconduit à son poste de secrétaire fédéral
du PS. Il l'emporte face à la candidate Elodie Schwander,
présentée comme l'aile gauche du parti. Pour mémoire,
Philippe Finiels soutenait A. Montebourg lors des primaires.
Les secrétaires fédéraux du PS ont été élus, jeudi dernier sans que cela ne soulève aucun intérêt dans les médias. Et pour cause, il ne s'agit en fait que d'une formalité. Certes il y a bien un vote des militants mais qui ne fait qu'enterrer le choix du PS. Pour preuve le nombre de candidats limité à deux de chaque côté du Rhône. Ainsi en Ardèche, Philippe Finiels (qui avait soutenu Arnaud Montebourg lors des primaires) a été reconduit à son poste avec 60% des voix contre 40% à la candidate dite de l'aile gauche du parti, Elodie Schwander (attachée parlementaire du sénateur Michel Teston). C'est vous dire si tout ceci est cohérent. Et Béatrice Frecenon retrouve son siège de secrétaire fédérale du PS de la Drôme avec plus de 70% des voix face au candidat Jean-Max Ducousso (secrétaire de la section de Romans). 
Des scores qui peuvent paraître importants mais qui sont à rapprocher du nombre de votants. 
Cacophonesque 
Le député UMP de l'Ain, Damien Abad,
appelait dès ce matin au calme (Facebook). 
Nicolas Daragon, élu UMP, candidat
aux municipales de Valence se voulait
dès hier soir rassembleur (Facebook). 
L'exercice de la démocratie est un exercice qui peut se révéler de haute voltige parfois. Hier soir au dépouillement des résultats de l'élection à l'UMP, pour désigner le nouveau président, ça relevait plutôt de arts circassiens. Chaque candidat revendiquant sa propre victoire. Et les pourfendeurs des deux camps ne se gênant pas pour déverser leur bile en direct. Si certains secrétaires départementaux ont des cheveux blancs à se faire ce matin (Paris, Nice...), il n'en est pas de même partout. En Rhône-Alpes les différentes fédérations locales ont rapidement fait connaître leurs résultats. Ainsi en Ardèche, sur 1043 inscrits, 345 se sont prononcés en faveur de François Fillon, 295 en faveur de Jean-François Copé. Dans la Drôme, l'ex premier ministre de Nicolas Sarkozy est aussi arrivé en tête. Dans le Rhône, l'Isère et l'Ain, à contrario, c'est le secrétaire général de l'UMP qui a remporté la majorité des voix. Dans les Savoie, la préférence a été donnée à François Fillon suivant ainsi les consignes des "barons" locaux notamment l'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, maire d'Annecy-le-Vieux. L'exercice se révèle donc difficile même si plusieurs voix se font entendre ce matin pour un rappel à l'ordre et un appel au calme. Les ex premiers ministres notamment comme Alain Juppé qui demande que les invectives cessent ou Jean-Pierre Raffarin qui souhaite dédramatiser.
Ce n'est pas la première fois, qu'au moment des élections les esprits s'échauffent, tous les partis connaissent cela. Le PS avec son congrès de Reims avait aussi suscité de nombreux commentaires dans les médias. Et Martine Aubry a toujours gardé le stigmate de voleuse de victoire à Ségolène Royal. Pour autant leur parti est encore debout aujourd'hui. Chez les Verts aussi, il y a eu des grincements de dents ou encore au Centre, rappelez vous au Modem au moment de sa formation ou encore au FN avec le combat de chefs Le Pen/Mégret. Il en va ainsi de la vie des partis. N'oublions pas que derrière les manettes se jouent surtout des destins d'hommes et de femmes, qui convaincus de leur destinée, ne veulent rien lâcher. A tort ou à raison. En relisant des citations de Churchill hier soir, celle-ci semblait le mieux interroger l'actualité : "C'est une belle chose d'être honnête mais il est également important d'avoir raison". Reste à savoir si les protagonistes de cette histoire sauront raison garder.